La Finance Islamique et le Maysir

Définition du Maysir

Le maysir est l’une des trois interdictions fondamentales de la Finance Islamique (Avec le Ribâ et le Gharar). Le Maysir correspond au jeu de hasard. C’est un des fondements de la critique envers la spécualtion.

Le Maysir est explicitement cité dans le Coran : « O vous qui avez cru ! Le vin, la divination par les entrailles des victimes ainsi que le tirage au sort (jeu de hasard : Maysir) ne sont qu’un acte impur de ce que fait Satan. Evitez le !….Le diable ne cherche qu’à introduire parmi vous les germes de la discorde par l’animosité et par la haine à travers le vin et le jeu (de hasard) et à vous détourner de l’invocation de Dieu et de la prière. Allez – vous donc y mettre fin ? »[Coran, Sourate 5, versets 90 et 91]

 

Le Maysir et la spéculation

En Finance Islamique, il est interdit de gagner de l’argent uniquement en prêtant de l’argent. Il faut prendre part véritablement au projet. Si la réussite d’un projet dépend purement du hasard (comme dans le cas de certains jeux d’argent), alors il y a Maysir. C’est ce principe qui est, entre autres, retenu pour indiquer que la spéculation est interdite dans la finance islamique. En effet, la spéculation s’avère souvent beaucoup trop hasardeuse, l’objectif n’étant pas de participer à une économie réelle, mais de gagner de l’argent de façon aléatoire, sans s’intéresser uniquement au projet en soi et ses performances réelles et réalisées, mais à sa capacité à dégager de la richesse en fonction d’éléments trop éloignés de l’économie réelle, et considérés comme purement aléatoires.

Chaque crise boursière due à l’explosion d’une bulle spéculative donne raison au Maysir ; lorsque la réalité rattrape le hasard du jeu boursier. (Ex : crise des Sub-primes en 2008)