La Finance Islamique et le Ribâ

Définition du Ribâ

Le ribâ, interdit en finance islamique, correspond à l’usure, c’est-à-dire l’intérêt d’un prêt à taux abusif. Or, il est écrit dans le Coran que « Dieu a rendu licite le commerce et illicite l’intérêt » (Verset 275 – 2ème Sourate). L’intérêt est donc définit comme « Haram », c’est-à-dire illicite. En finance islamique, tout taux d’intérêt est donc considéré comme abusif. Le ribâ fait partie des 5 fondements basiques de la finance islamique, avec 2 autres interdictions que sont le Maysir et le Gharar, et 2 obligations que sont la Moucharakah et l’économie réelle.

Le ribâ dans un prêt halal

Le prêt islamique, vous l’avez compris, ne contient pas d’intérêt. Ce n’est pas pour autant qu’il s’agit d’un « prêt gratuit » ! La Finance islamique favorise le commerce, à l’inverse de l‘intérêt qui favorise l’argent en lui-même. En fait un prêt halal n’est pas un prêt en soi. La banque ne vous prêt pas de l’argent pour que vous puissiez acheter une maison, une voiture, etc… La banque achète le bien à votre place et vous le revend, un peu plus cher. La banque ne se rémunère pas avec un intérêt bancaire, mais avec une marge commerciale. Et vous, par la suite, vous donnez une rente mensuelle à la banque, sur une période donnée et définie à l’avance, jusqu’à être 100% propriétaire de votre bien.

Le ribâ dans un contrat de placement

Les contrats d’épargne islamique sont très performants (ndlr : le contrat Salam Epargne & Placement a obtenu un rendement de 10,10% sur l’année 2014, ce qui en fait un des fonds les plus performants de l’année 2014 dans sa catégorie). On ne parle pas alors d’intérêts (comme un contrat d’épargne, avec un intérêt fixe et garanti). L’intérêt fixe et garanti dans un contrat de placement est considéré comme Haram, car il ne se base pas sur la performance réelle et réalisée, mais sur une garantie. On va parler de performance, de partage des richesses. Et celle-ci ne peut pas être connue à l’avance. Les fonds déposés sur des contrats d’épargne Halal servent à financer des entreprises, des projets, considérés comme Halal, donc aptes à la finance islamique (ex : le secteur des armes, de l’alcool, de l’élevage porcin etc… ne sont pas éligibles). Cet investissement va générer une rentabilité, qui sera partagée avec vous.

 

Le ribâ est un des éléments clés de la finance islamique. Interdit, le ribâ favorise le retour au commerce et à l’économie réelle et tangible, tel qu’il est écrit dans le Coran.